Les Froggy Stew

Bio des Froggy Stew ...

mercredi 14 février 2007 par Juliette

Froggy Stew (littéralement « civet de grenouilles ») … Serait-ce un plat baveux, un brin nouvelle cuisine, des zones marécageuses ?

En fait, c’est une mare de sonorités traditionnelles venues d’un pays où il fait bon pleuvoir, l’Irlande. Y gargouillent toutes sortes de grenouilles qu’elles soient françaises ou non, et clignent de l’œil à l’Irish Stew, plat national constitué de mouton et de pommes de terre.

Le groupe Froggy stew, loin d’innover, se rattache à une tradition qui a la chance d’être restée bien vivante. Il est en fait censé engluer … et charmer vos oreilles, et pourquoi pas vous faire danser, à l’aide des très vénérables instruments que sont les violons ou fiddles (Yves, Fred, Gilles, Nicholas), les flûtes traversières traditionnelles en ébène (Michel P., François), les flûtes traversières classiques (Isabelle, Marie-Claire), la cornemuse irlandaise ou uilleann pipes (Hervé), les guitares (Jacques et Bernard), les accordéons (Jean-Pierre, Michel D.), le bodhran de Ciaran et de Philippe. N’oublions pas bien sûr le chanteur attitré : Bruno ; la nouvelle joueuse de mandoline (Emmanuelle) ; Mimi et son tin wistle qu’il délaisse quelquefois pour son harmonica. Au total donc, plus d’une dizaine de « frogs » (crapauds qui cachent en eux des princes de la musique), et trois courageuses instrumentistes déguisées en grenouilles. A compter aussi dans ce groupe à géométrie variable d’autres musiciens qui se joignent occasionnellement au noyau dur comme : Farid, Patricia, Jean-Michel, Dominique, Jean-Louis, Philippe L., … et d’autres. De plus, les danses sont menées par Joëlle, Françoise, Claude, … auxquels s’agrègent de fidèles sympathisants, à l’occasion des bals comme Bernard, Eric, Agnès, …et d’autres.

Habités chacun à leur manière par la musique, la danse et l’Irlande, avec des parcours très divers, ils consentent à la houlette discrète et ferme du uilleann piper, dont l’instrument est censé tonner le plus fort… Ils se retrouvent régulièrement dans des sessions de pub parisiens (The Quigley’s Point près des Halles et The Quiet Man dans le marais) ou banlieusards, au gré des occasions. Ils sont partenaires des associations Folktuat nec mergitur de Nanterre (92) et Magie, danse et puis s’en va de Sucy-en-Brie (94)

Consacrés en 2002 lors d’un tour en Bretagne, communauté celtique oblige, où ils se laissèrent dépouiller, grâce à la coquille plaisante de journalistes incultes en révolution irlandaise ou amateurs d’Irish Stew (1), de leur nom d’origine de Froggy Dew (la rosée des grenouilles) pour devenir les actuels Froggy Stew. Organisé en association loi 1901 en novembre 2003, ce groupe francilien s’apprête, après un séjour irlandais dans le Clare en mai 2006, à une tournée en Corse en mai de cette année, île miroir de l’Irlande…

(1) le nom d’origine de Froggy Dew faisait allusion à une célèbre chanson nationaliste irlandaise composée par le père O’Neill pour le soulèvement du printemps de Pâques 1916 The Foggy Dew, la rosée du matin. Ci-dessous la chanson :

 ’Twas down the glen one Easter morn
 To a city fair rode I.
 When armed line of marching men
 In squadrons passed me by.
 No pipes did hum, no battle drum
 Did sound its loud tattoo
 But the Angelus bell o’er the Liffey’s swell
 Rang out in the foggy dew.

 Right proudly high over Dublin town
 They hung out a flag of war.
 ’Twas better to die ’neath an Irish sky
 Than at Suvla or Sud el Bar.
 And from the plains of Royal Meath
 Strong men came hurrying through ;
 While Brittania’s huns with their great big guns
 Sailed in through the foggy dew.

 O’ the night fell black and the rifles’ crack
 Made "Perfidious Abion" reel
 ’Mid the leaden rail, seven tongues of flame
 Did shine o’er the lines of steel.
 By each shining blade a prayer was siad
 That to Ireland her sons be true,
 And when morning broke still the war flag shook
 Out its fold in the foggy dew

 ’Twas England bade our wild geese go
 That small nations might be free.
 But their lonely graves are by Suvla’s waves
 On the fringe of the gray North Sea.
 But had they died by Pearse’s side
 Or fought with Cathal Brugha,
 Their names we’d keep where the Fenians sleep
 ’Neath the shroud of the foggy dew.

 The bravest fell, and the solemn be
 Rang mournfully and clear
 For those who died that Watertide
 In the springing of the year.
 And the world did gaze with deep amaze
 At those fearless men, but few
 Who bore the fight that freedom’s light
 Might shine through the foggy dew.

 Ah, back through the glen I rode again
 and my heart with grief was sore
 For I parted then with valiant men
 whom I never shall see more.
 But to and fro in my dreams I go and
 I’d kneel and pray for you,
 For slavery fled, O glorious dead, when
 you fell in the foggy dew


Juliette

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